Bienvenue à FONTAINE-FOURCHES 

         DOCUMENTS TEXTES & ILLUSTRATIONS  -  DOCUMENTS PHOTOS  &  EVOLUTION DES TRAVAUX DE RESTAURATION  
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 rappel de la page précédente : Le moulin (à farine) de Chareau 
L' huilerie
 
Coordonnées GPS : - horaires :     Latitude : 48° 24' 31.36" N   Longitude : 3° 24' 12.54" E
                        -
numériques : Latitude : 48.408712           Longitude : 3.403484
Historique
     Charles Armand LANGUILLAT et sa femme Anna, née POYAU*, ( sa première épouse, décédée le 30/10/1892 ) achetèrent, le 18 janvier 1903, aux trois enfants Lalliaume, le moulin (à farine) de Chareau pour le transformer en moulin à huile
  En effectuant des travaux, Charles Armand LANGUILLAT se blessa et décéda le 30 septembre 1907, victime du tétanos.
Sa veuve en secondes noces, Albertine MORET, dont il avait divorcé le 8 juillet 1897, et dont il avait une fille, Charlotte  LANGUILLAT, alors mineure, demanda la vente de ses biens.
                               [photos  :
Albertine MORET - Charlotte  LANGUILLAT publiées sur l'arbre généalogique GeneaNet de Daniel Beaufort]  
Le moulin, treizième lot de la vente par adjudication le 29 décembre 1907, fut mis à prix 3.000 francs.
  « Sur ce prix les feux ont été allumés et plusieurs enchères portées la dernière par Monsieur Joseph LANERET, cultivateur demeurant à Fontaine-Fourches a élevé le prix à cinq mille cinq cents francs. Deux nouvelles bougies ont été allumées et se sont éteintes successivement sans nouvelle enchère. En conséquence Me Plessy notaire commis a proclamé ledit M. Laneret  ici présent acceptant adjudication de ce lot moyennant le prix de cinq mille cinq cents francs* qu’il s’est obligé à payer ».
    Le moulin fut alors propriété indivise de M. Joseph Prosper LANERET, de son épouse Anastasie, née POYAU*, et de leurs deux filles, Juliette Berthe LANERET et Léa Marthe LANERET.   [cf généalogie sur GénéaNet]
 *POYAU : les Poyaudins et Poyaudines sont  les gens qui, comme Colette, sont originaires de la Poyaude ou Puisaye (Puisayens - Puisayennes) région située ouest sud ouest de l'Yonne, aux confins de l'Orléanais, du Nivernais et de la Bourgogne. 
   C’est cette dernière qui, avec son mari Auguste Henri LEGRAND, tritura les graines d'oeillette et les noix de la région jusqu’en 1945, date de la cessation d’activité du moulin, victime du progrès industriel, comme toutes les huileries artisanales, et de  l’interdiction de la culture de cette variété de pavot qu'est l'oeillette.       
   Auguste Legrand et sa femme furent donc les derniers propriétaires à exploiter ce moulin/huilerie.
   Le façonnage de l'huile n'étant que saisonnier, ce n'était qu'après avoir terminé la campagne sucrière de la râperie de Villuis, annexe de la sucrerie de Bray, généralement en décembre, que l'huilier pouvait commencer sa propre saison de production d'huile pour les clients de la région qui lui apportaient à traiter, soit des noix, soit, le plus souvent, des graines d'oeillette.
  Pour réaliser le remplissage du bief du moulin, il se levait à deux à trois heures du matin et s'en allait, dans la nuit, actionner la vanne qui lui permettait de constituer la provision d'eau nécessaire à l'entraînement de la roue à aubes pendant la journée.
  Dès six heures du matin, le premier client arrivé déchargeait sa récolte de la charrette et mettait son cheval à l'abri, soit à l’écurie (bâtiment aujourd’hui détruit), soit sous le hangar. Les sacs ouverts, aussitôt déposés sur le carreau du moulin, l'oeillette remplissait des récipients déversés dans le concasseur mis en mouvement. Puis, lorsque la trémie était vide et l'appareil débrayé, les graines triturées étaient déposées dans l'auge de pierre où la meule de pierre commençait sa ronde.
   Une fois les fruits aplatis, on cuisait la pâte sur le four puis on l’enfermait dans des récipients que l’on disposait sous les presses hydrauliques pour en extraire cette huile dorée, légèrement brune, odorante, que l'on versait toute chaude dans des bonbonnes de grès ou de verre, quelquefois dans des pots à lait de 20 litres.
  Dès que le broyage des dernières graines d'un client était terminé, celles du client suivant emplissaient le concasseur et suivaient le même cheminement. L'huilier et sa femme formant une équipe bien rodée, toutes les opérations se succédaient ainsi, sans perte de temps ni précipitation.
  Désaffectée depuis que l'on ne cultive plus l'oeillette, l’huilerie a conservé un aspect extérieur solide car la bâtisse a été maintenue en bon état par les descendants des huiliers.
  Leurs héritiers, avec le concours d'amis bénévoles, ont entrepris sa restauration : les bâtiments ont été ravalés, le bief  réaménagé, la roue reconstruite, la meule et son socle consolidés.
 NB
    Depuis décembre 2005, la roue peut actionner la meule qui tourne sur son socle… Restent à entreprendre la reconstruction du four et la réparation des presses hydrauliques.        
  [d'après la monographie de Eugène HUGE & Raymond PLEAU sur FONTAINES-FOURCHES]  
  Depuis la restauration de la roue, le moulin n’a pas bénéficié d’améliorations techniques notables. 
   En revanche, au plan historique, sa localisation, dans le temps, a reculé de 2 siècles. En effet, si les cartes de Cassini, établies au XVIIIème siècle, établissent déjà son existence, la connaissance d’un document publié en 1896, à l'initiative des Archives départementales de l'Aube, en atteste la construction et l’édification en 1547.  [ cf lien sur le document ]
 
LE COUT DE LA VIE

 
5.500 F/1907 (prix d'acquisition du moulin) équivaudraient à 111.528 F/2000 - soit 21.277 €/2015 - soit le prix moyen d'une
automobile 4/5 places.

 
 Or, en 2015, la valeur manifeste du bien, entretient un rapport distant avec cette relation d'équivalence, calculée selon les indices de l'INSEE.  [soit, 1F/1907 = 20,28F/2000 = 3.87€/2015]
 - cf
 
Le convertisseur franc-euro de l'INSEE qui mesure l'érosion monétaire due à l'inflation  
 - cf page "Evolution du coût de la vie" 
sur le présent site 

 DOCUMENTS TEXTES & ILLUSTRATIONS (chaque élément est relayé)
 L'Huilerie : Historique - Le site - le bassin - Le bief et l'abéeLa roueLa meule - la presse hydraulique L'oeillette (ou pavot noir)
 DOCUMENTS PHOTOS (chaque élément est relayé)
 Evolution des travaux de restauration :  Les  bâtiments  -  Le hangar -  Le bassin  -  Le bief -  L'abéeLa roue  -  La meule
 Le site du moulin aujourd'hui : desserte du chemin municipal : amont-O-E-1 - amont-O-E-2 - aval-O-E - approche - enseigne
                                              les bâtiments : Huilerie : face Est - face Sud  
                                                                   Hangar : face Ouest 1 - face Ouest 2 - int.fête 1 -
int.fête 2 - int.fête 3
                                              le bassin : amont-aval 1 -
amont-aval 2amont-aval 3amont-aval 4
                                              le bief : amont-aval 1amont-aval 2 - aval-amont  
                                              l'abée : au mois de mai
                                              la roue : vue 1 - vue 2 - vue 3
                                              la meule :
vue 1 - vue 2 - vue 3 - vue 4 - vue 5
 images.Moulin.Huilerie-sélection.2013 : A.le.moulin.acces.chemin.1 - B.le.moulin.vue.chemin.1 - C.le.bassin.1 - C.le.bassin.2 - D.le.bief.1- D.le.bief.2            - D.le.bief.3 - E.l.abee.1 - E.l.abee.2 - F.La.roue.[en-dessus].1 - F.La.roue.[en-dessus].2 - F.La.roue.[en-dessus].3 - F.La.roue.[en-dessus]4. - G.la.meule.1
- H.classe.elementaire.1950.reconstituee.1 - H.classe.elementaire.1950 reconstituee.2
 
COMPLEMENTS : LES MOULINS & LE PATRIMOINE MOLINAIRE

 
Actualités
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